Choisir mon type de crédit

Les cas de figure

En fonction de votre projet, certains types de crédit s'avèrent plus appropriés :

  • Si vous avez simplement besoin de débloquer une somme d'argent pour soulager un budget trop serré, tournez-vous en priorité vers les facilités de caisse offertes par votre banque ou le découvert autorisé; si cela n'est pas possible, envisagez une solution de prêt personnel, ou au pire un crédit renouvelable (en vous fixant comme objectif de ne pas entrer dans la spirale du crédit permanent, c'est-à-dire en vous assurant de pouvoir planifier vos remboursements pour sortir de ce passage difficile temporairement.
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  • Si vous envisagez d'acquérir un bien de consommation neuf, il peut être intéressant d'examiner les offres de crédit proposées directement par le vendeur du bien (qui est lui-même partenaire d'un organisme de crédit) : crédit gratuit (paiement en plusieurs fois sans frais) ou crédit affecté; en effet, si votre commande n'était pas honorée ou si le bien s'avérait défectueux, vous bénéficiez de la protection de l'emprunteur et votre crédit est automatiquement annulé.
  • Le prêt personnel doit être utilisé dans les cas où le recours à un prêt affecté n'est pas possible ou serait bien plus onéreux.

Quelques exemples concrets de financement

  • Acquisition de matériel (bois, carrelage...) pour faire des travaux soi-même : prêt personnel obligatoire.
  • Réalisation de travaux par un artisan : la société de crédit demande un devis et elle aura le choix de proposer un prêt affecté (elle réglera l’artisan) ou un prêt personnel (l'emprunteur recevra le montant du prêt et effectuera les règlements).
  • Achat d'un véhicule neuf en concession : prêt affecté consenti par la société de crédit du constructeur (le plus souvent) et gage inscrit (rare) ou contractuel. Mais il est possible à l’emprunteur de solliciter un autre établissement qui préférera peut-être mettre en place un prêt personnel (donc sans gage).

    Dans ce cas, pensez aussi à la Location avec option d'achat qui peut s'avérer tout aussi avantageuse !

  • Achat d'un véhicule d'occasion à un particulier : prêt personnel ou microcrédit personnel si vous pouvez justifier de l'utilité d'un véhicule pour, par exemple, accepter une mission d'intérim éloignée de votre domicile.
  • Remboursement d'un découvert sur un compte courant : prêt personnel obligatoire. Cependant, si le besoin est ponctuel, le crédit renouvelable est plus souple (on dispose d’une ligne et on rembourse quand on veut sans pénalités de remboursement anticipé).
  • Projet visant à facilité votre insertion ou votre mobilité professionnelle, votre installation dans un appartement, lorsque le système bancaire traditionnel vous ferme ses portes : microcrédit personnel.

A savoir : pour les travaux, les sociétés de crédit préfèrent distribuer des prêts personnels plutôt que des prêts affectés, car :

  • Il n'y aura pas de fournisseur à régler.
  • La gestion des prêts travaux affectés est lourde car le prêteur doit faire les règlements à l’artisan (voire à plusieurs d’entre eux) et les traiter en comptabilité.
  • Il n'y a pas de risque de suspension des échéances en cas de litige (travaux mal faits, véhicule non livré ou ne correspondant pas à celui du bon de commande, après autorisation du Tribunal d'instance).

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Comparer les offres de crédit

Les offres de crédit sont comparables grâce au fameux TAEG. Mais, au-delà du taux, c’est aussi la qualité globale du contrat de prêt qui importe. Vous devez en réalité examiner toutes ces caractéristiques avant de prendre votre décision :

La Fiche d’information précontractuelle

Chaque organisme que vous sollicitez doit obligatoirement vous remettre avant la conclusion du contrat de crédit, une fiche d’information précontractuelle. Cette fiche standardisée comprend toutes les informations indispensables pour comparer les offres de crédit.

Le taux débiteur

Le taux débiteur (anciennement appelé taux d’intérêt) est le taux de base qui permet de déterminer le calcul des intérêts sur un prêt. Il ne tient compte d'aucun frais annexe comme les frais de dossier ou d’assurance. Ce taux permet seulement d’évaluer le coût des intérêts. Il vaut mieux comparer plusieurs offres à l’aide du TAEG.

Le TAEG

Pour faciliter les comparaisons, la loi oblige tous les organismes bancaires à communiquer le taux effectif global annuel le TAEG. Ce taux comprend les frais de dossier et de garantie, ainsi que l’assurance, mais uniquement si celle-ci est obligatoire.

Le coût total du crédit

S’arrêter au TAEG pour comparer deux offres de crédit n’est pas suffisant. Il est important de connaître le montant que représente le coût total du crédit qui correspond à l’ensemble des frais à payer. Il prend notamment en compte le montant global des intérêts, les éventuels frais de dossier, et les frais d’assurance lorsque celle-ci est obligatoire. Attention, pour les comparaisons, plus la durée du prêt est longue et plus le coût total, logiquement augmente.

Le type de prêt

La plupart des prêts à la consommation sont à taux fixe. Avec ce type de prêt vous bénéficiez d'un taux déterminé lors de la signature du contrat avec l’organisme prêteur. Ce taux n'évolue pas pendant toute la durée du prêt. C'est la formule de prêt classique pour tous les crédits à la consommation comme les prêts personnels et les crédits affectés. Seul le crédit renouvelable propose un taux révisable. Dans ce cas, le taux initialement indiqué sur l’offre de prêt peut être révisé en cours de vie du contrat.

Le type de prêt

L’assurance

Certains organismes de crédit vous proposent de souscrire à une assurance en même temps que le prêt : les échéances sont alors généralement incluses dans les mensualités de remboursement; toutefois, vous pouvez vous-même solliciter votre propre assurance, parfois moins coûteuse. N'hésitez pas à faire jouer la concurrence !

Les frais de dossier

Les frais de dossier d’un crédit servent à couvrir les frais de constitution et de suivi de votre dossier. Ils sont librement fixés par votre organisme bancaire. Pour les crédits importants, comme les crédits immobiliers, ils peuvent être négociables.

N’hésitez pas à négocier ces frais lors de la mise en place du prêt notamment pour un prêt immobilier. Les banques peuvent parfois accepter de supprimer ces frais.

La souplesse du crédit

Au cours de la durée de votre prêt, votre situation financière va évoluer. Vous pourrez peut-être rembourser des mensualités plus importantes que celles prévues, ou au contraire avoir des difficultés financières et devoir réduire la voilure.

Pour prévoir ces situations, pensez à demander à votre banquier quelle sera la souplesse du crédit et de ses remboursements. Il convient donc de vérifier dans quelles conditions vous pouvez :

  • augmenter ou diminuer vos remboursements mensuels en cas de changement de votre situation budgétaire
  • reporter des échéances en cas de difficulté passagère. Une souplesse intéressante si vous vous retrouvez pour une durée inattendue sans mission d’intérim, le temps de retrouver une nouvelle mission ou le temps de la mise en place des allocations de chômage
  • rembourser de façon anticipée une partie ou la totalité du capital restant. Des indemnités de remboursement anticipé peuvent être demandées.

Les coûts

Calculer le coût du crédit

Le coût du crédit est évalué en fonction du taux d'intérêt, mais aussi des frais de dossier et d'assurance.

Les frais de dossier sont généralement fixes, proportionnels au montant du crédit.

L'assurance représente environ 5 à 7% du coût total du crédit.

Le TAEG, qui inclut les frais de dossier et les frais d'assurance (si vous avez souscrit l'assurance auprès de l'organisme prêteur) permet un calcul du montant de la mensualité, en utilisant la formule suivante :

Montant de la mensualité =
(E x (T/12))/(1-(1+(T/12) exp m)


E : Montant emprunté
m : Nombre de mensualités à payer
T : Taux effectif global annuel

Il vous suffit de multiplier ce montant par le nombre de mensualités pour connaître le coût total du crédit.

Naturellement, il existe de nombreux calculateurs en ligne qui effectuent ce calcul à votre place. Citons :

Exemple:

Montant du crédit: 2000 €
Durée de remboursement: 12 mois
TAEG de 7 %

Le tableau ci-dessous vous permet de savoir que le 5ème mois vous payez une mensualité de 173 euros dont 7,87 euros d’intérêts et 165,13 euros de capital. Il vous reste à rembourser au total 1 183,87 euros.

Mois Mensualité Capital
initial
Intérêts Capital
remboursé
Capital
restant dû
01 173 € 2 000,00 € 11,67 € 161,33 € 1 838,67 €
02 173 € 1 838,67 € 10,73 € 162,27 € 1 676,39 €
03 173 € 1 676,39 € 9,78 € 163,22 € 1 513,17 €
04 173 € 1 513,17 € 8,83 € 164,17 € 1 349,00 €
05 173 € 1 349,00 € 7,87 € 165,13 € 1 183,87 €
06 173 € 1 183,87 € 6,91 € 166,09 € 1 017,77 €
07 173 € 1 017,77 € 5,94 € 167,06 € 850,71 €
08 173 € 850,71 € 4,96 € 168,04 € 682,67 €
09 173 € 682,67 € 3,98 € 169,02 € 513,65 €
10 173 € 513,65 € 3,00 € 170,00 € 343,65 €
11 173 € 343,65 € 2,00 € 171,00 € 172,66 €
12 173 € 172,66 € 1,01 € 172,66 € 0 €

Nos conseils

  • Généralement, les prêts affectés sont un peu plus chers que les prêts personnels classiques. Cependant, la commission que touche la personne qui vous propose le crédit, c'est-à-dire généralement le commerçant, ne peut en aucun cas être liée au taux de ce crédit, c'est-à-dire qu'il n'a pas le droit de toucher une commission d'autant plus importante qu'il vous propose un prêt à un taux plus élevé.

  • Le crédit renouvelable est généralement plus coûteux qu'un prêt personnel classique. Les intérêts ne portent que sur la somme utilisée. Le taux est en principe déterminé en fonction des caractéristiques de votre dossier et notamment du montant dont vous souhaitez disposer. Plus vous bénéficiez d'une réserve importante, plus le taux est avantageux. Le taux doit respecter le taux de l'usure publié trimestriellement par la Banque de France. L'assurance est souvent facultative. Pour l'ouverture de votre réserve, la plupart des banques ne perçoivent pas de frais de dossier. Si vous avez souscrit une carte de crédit attaché à votre crédit renouvelable, sa cotisation n'est pas comprise dans le tarif du crédit.

  • La location avec option d’achat peut être une formule intéressante par rapport à un crédit. Le coût total de l’opération, si le véhicule est acheté au terme de la location, figure obligatoirement sur l’offre de contrat de location. Il ne comprend pas les assurances (auto et décès/invalidité) ni l’assistance. A ce coût total il convient d’ajouter le coût d’un éventuel crédit pour financer le montant de l’option d’achat. Vous pourrez alors comparer avec le coût total du crédit (hors assurance).

    Exemple pour l’achat d’une voiture neuve au prix de vente 10 000 euros:

      LOA
    Crédit
    (TAEG de 5,41%)
    Durée 60 mois
    (36 mois de LOA
    puis
    24 mois de crédit)
    60 mois
    Montant mensualité
    (hors assurances)
    152 € pendant 36 mois
    puis
    205 € pendant 24 mois
    189 €
    Loyers
    (hors assurances)
    5 470 €  
    Option d’achat 4 670 €  
    Coût du crédit
    pour financer
    l’option d’achat
    250 €  

    Cout total
    (hors assurances)
    10 400 € 11 400 €
  • Lorsque vous utilisez l’autorisation de découvert, vous devez payer des intérêts (appelés agios ou intérêts débiteurs). Le taux appliqué (TAEG) varie selon les situations et les banques de 16 à 20 %, ce qui est élevé et comparable aux taux des crédits permanents. Il est indiqué sur votre convention de compte ou dans le contrat d’autorisation de découvert. Il est important de le connaître.

    Les intérêts sont calculés quotidiennement mais ne vous sont facturés que chaque mois ou trimestre. Le montant figure sur vos relevés bancaires regroupés la plupart du temps sur une ligne («frais d’utilisation de facilité de caisse»).

    Pour vous donner une idée, un découvert autorisé de 500 euros utilisé pleinement 10 jours par mois pendant un an, vous coûtera au total 33 euros sur l’année à un Taux Effectif Global de 20%.

    À utiliser très exceptionnellement pour une courte période en attendant une rentrée d’argent imminente. Une utilisation régulière d’une autorisation de découvert bancaire peut être le signe d’un déséquilibre budgétaire et de la nécessité de faire un bilan budgétaire. En cas de difficultés financières passagères mieux vaut vous servir d’une épargne de précaution même modeste. Votre épargne doit être immédiatement disponible (livret A, livret de développement durable, livret Bleu...). En utilisant votre autorisation de découvert de façon fréquente ou prolongée, vous risquez de tomber dans un engrenage dont il sera peut être difficile de sortir.

L’assurance

Quel intérêt à souscrire une assurance ?

Le crédit vous engage pendant toute la durée de remboursement. L’assurance emprunteur apporte une sécurité, en particulier pour les prêts importants car elle prend en charge le capital restant dû ou les mensualités en cas de maladie, invalidité, décès.

C'est une garantie accessoire au crédit qui vous protège contre les coups durs de la vie. Tout comme vos assurances habitation ou automobile, celle-ci est à considérer avec attention.

Elle permet de :

  • protéger vos revenus et votre famille
  • prendre en charge les mensualités ou le capital restant dû en cas de problème
  • gérer sainement votre budget

L’assurance est donc un complément essentiel pour gérer et réussir votre crédit en toute sérénité.

Il existe aussi des assurances «Perte d’emploi». En général très coûteuses, elles sont de fait plutôt réservées aux salariés en CDI. En effet, seule la perte d'emploi imprévisible, comme un licenciement, est couverte par l'assurance. La fin d’une mission d’intérim n’est donc pas couverte par cette assurance. La plupart des contrats prévoient le paiement partiel des mensualités de prêt, souvent assorti d'un plafond d'indemnisation. Par exemple 60 % de l'échéance, dans la limite de 900 euros par mois. De plus, le nombre total d'échéances couvertes est toujours limité (par exemple 36 mois au total).

L'assurance est-elle obligatoire ?

La loi n'impose aucune obligation d'assurance à l'emprunteur, mais les établissements de crédit peuvent l'exiger pour accorder un prêt, en particulier l'assurance décès et l'assurance invalidité.

Vous pouvez choisir librement l'établissement qui vous assure et n'êtes pas obligé d'opter pour l'assurance proposée par le prêteur. Si vous avez eu ou avez des problèmes de santé graves, vous pouvez bénéficier de la convention Aeras (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé).

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Tout emprunteur à la possibilité de contracter son assurance de prêt (décès invalidité, perte d’emploi) en dehors de l’offre de son établissement prêteur sous réserve que celle-ci dispose d’un niveau de garantie au moins similaire. Appelée « délégation d’assurance », ce procédé réglementé en 2010 par la loi Lagarde sur le crédit à la consommation.

Le FICP

A quoi sert le FICP ?

Lorsque vous sollicitez un crédit auprès d'un organisme, ce dernier doit, avant de vous communiquer une ré­ponse, étudier votre solvabilité mais aussi vérifier que vous n’avez pas eu d'incidents de rembour­sement avec d’autres crédits par le passé. Pour cela, il doit consulter un fichier appelé Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particu­liers (FICP).

à quoi sert le ficp

Quand est-on inscrit au FICP ?

Vous êtes inscrit au fichier si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

  • vous avez accumulé un retard correspondant à deux échéances, pour un crédit remboursable mensuellement
  • votre retard de paiement dépasse 60 jours, pour un crédit remboursable selon des échéances autres que mensuelles
  • vous devez encore au moins 500 €, 60 jours après une mise en demeure, pour un crédit sans échéances échelonnées (découvert, par exemple)
  • un établissement de crédit engage une procédure judiciaire contre vous ou prononce la «déchéance du terme», ce qui signifie que vous devez rembourser votre crédit immédiatement et dans sa totalité
  • vous avez déposé un dossier de surendettement

La durée maximale d’inscription au fichier est de 5 ans, mais peut être réduite si vous apurez vos dettes (voir plus loin).

Que faire en cas d’inscription au FICP ?

Les établissements bancaires qui consta­tent un incident de remboursement vous informent par courrier que l’incident sera déclaré à la Banque de France pour ins­cription au FICP, si vous ne régularisez pas cette situation dans un délai de 30 jours calendaires à compter de la date d’envoi de ce courrier.

Vous avez tout intérêt pendant ce délai à maintenir une relation étroite avec l’établis­sement de crédit concerné pour recher­cher avec lui des solutions de rembourse­ment appropriées.

Au terme de ce délai de 30 jours, sauf si les sommes dues ont été réglées ou si une solution amiable a été trouvée (comme par exemple un report d’échéance), l’établissement bancaire vous informe alors de votre inscription.

fiché banque de france

Quelles informations contient le FICP ?

Le fichier contient vos nom, prénom, date et lieu de naissance, la nature des crédits, la date des incidents et le nom des établissements concernés.

Vous pouvez consulter les informations vous concernant dans le FICP en vous rendant, muni de votre pièce d’identité, à la Banque de France, ou en adressant un courrier à:

Banque de France SFIPRP
Relations avec les particuliers
86067 POITIERS CEDEX 9

Dans ce cas, joignez une photocopie recto/verso de votre pièce d’identité. La réponse vous sera adressée par courrier.

Vous pourrez par exemple vérifier si vous êtes effectivement inscrit ou s’il s’agit d’un homonyme (personne portant le même prénom et même nom que vous). En cas d’homonymie, vous pourrez si­gnaler cette erreur à votre banque.

Si vous contestez votre inscription, vous devrez vous rapprocher de l’établisse­ment qui a déclaré l’incident à la Banque de France. En cas de difficultés, vous pouvez saisir par courrier la :

Commission Nationale de l’Informatique et des Liber­tés (CNIL)
8 rue Vivienne
CS 30223
75083 Paris Cedex 02

qui pourra interve­nir auprès de l’établissement à l’origine de votre inscription au FICP.

La CNIL ne dispose toutefois d’aucune compétence pour porter une appré­ciation sur le montant de votre dette. La mission de la CNIL consiste seulement à vérifier que les conditions d’inscription au FICP sont remplies (nature de l’incident, date et mo­dalités de l’inscription) et que vos droits d’accès et de radiation sont respectés.

La radiation du FICP

Hors surendettement, votre radiation est automatique dès le règlement de votre dette.

Vous pouvez obtenir votre radiation du FICP par anticipation auprès de la Banque de France, si vous avez entièrement réglé vos dettes.

Téléchargez:
  • Lettre-type demande de radiation FICP: document word

Pour ce faire, vous devez adresser un courrier à:

Banque de France SFIPRP
Relations avec les particuliers
86067 POITIERS CEDEX 9

Vous devez accompagner ce courrier d’une attestation qui justifie le paiement intégral de vos dettes. Cette attestation doit vous être remise par votre créancier.

En parallèle, votre créancier doit aussi informer directement la Banque de France afin qu’elle procède à votre radiation du FICP. Mais il arrive que certains établissements omettent de le faire.

Il est donc conseillé de vérifier, auprès de la Banque de France, que votre radiation a bien été enregistrée.

La radiation n’empêche pas l’établissement à l’origine de l’inscription au FICP de garder trace des incidents, dans ses propres fichiers, même s’ils ont été régularisés.

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Décoder une publicité pour le crédit

Avoir le bon réflexe

Certains organismes de crédit affichent dans leurs publicités des taux promotionnels très attractifs. Les modalités pour y accéder sont souvent très restrictives. Il faut en principe être capable de rembourser des échéances très élevées sur une courte durée, ce qui n’est pas à la portée de tous. Si vous êtes séduit par une offre de crédit à un taux imbattable, ne restez pas sur votre première impression, mais faites bien les comparaisons à partir de l’offre réelle qui vous sera faite.

  1. Premier réflexe: détecter s’il s’agit d’un crédit renouvelable. Pour cela rien de plus simple. Cela doit être indiqué en toute lettre sur l’annonce.
  2. Deuxième réflexe: regardez attentivement l’exemple que l’annonce doit obligatoirement présenter.

S’il s’agit d’un crédit renouvelable, la publicité doit comporter un exemple représentatif basé sur:

  • un montant de 500 euros
  • et/ou un montant de 1 000 euros
  • et/ou un montant de 3 000 euros

Le montant choisi dans l'exemple doit correspondre à la nature du crédit objet de la publicité.

La durée de remboursement prise dans l'exemple doit être la durée maximale prévue par l'offre commerciale sur laquelle porte la publicité. Cela permet de connaître le TAEG maximum qui vous sera appliqué si vous optez pour cette offre.

Certaines publicités peuvent présenter une offre de crédit avec un taux très attractif qui sera en réalité difficile d’accès, la durée de remboursement étant trop courte pour permettre de payer de petites mensualités.

Ces publicités sont faites pour vous séduire et vous inciter à contacter l’organisme de crédit. Après étude, votre dossier (comme pour beaucoup d’autres clients) ne vous permet malheureusement pas de bénéficier de l’offre très attractive. Le conseiller commercial, proche de vos préoccupations, peut alors vous orienter vers une offre différente, plus accessible, mais avec un taux beaucoup plus élevé. Soyez donc vigilant et ne vous engagez pas sans prendre le temps de vérifier, et de comparer.

Les mentions obligatoires

La publicité doit mentionner de façon claire, précise et visible un certain nombre d'informations:

Les mentions obligatoires
  • le taux débiteur, c’est-à-dire le taux d’intérêt hors assurance, frais de gestion...
  • le taux annuel effectif global (TAEG). C’est l’élément de comparaison principal à durée de prêt équivalente
  • les informations relatives aux frais compris dans le coût total du crédit
  • le montant total du crédit, c’est-à-dire du capital prêté
  • le montant total dû (capital, intérêts et autres frais) par l'emprunteur
  • le montant des échéances
  • la durée du contrat de crédit
  • le coût de l'assurance facultative, exprimé en euros et par mois, en précisant si ce montant s'ajoute ou non à l'échéance de remboursement du crédit

La publicité doit aussi présenter un exemple représentatif.

exemple de publicité pour un crédit

La publicité sur le crédit est réglementée et doit comporter des mentions obligatoires telles que le TAEG, le montant total dû, le montant des échéances mis en évidence par une taille de caractère plus importante que les autres informations. Elle doit aussi comporter un exemple chiffré si elle indique un taux ou des informations chiffrées liées au coût du crédit.